L'Essentiel en 3 Phrases
Les pilules au désogestrel 75 microgrammes présentent un risque très faible de méningiome, avec 1 cas observé pour 67 000 femmes exposées selon l'étude EPI-PHARE. L'ANSM envoie en septembre 2026 un courrier personnalisé à 1,6 million de femmes concernées pour les informer de ce risque et des précautions à prendre. Le risque disparaît un an après l'arrêt du traitement, et il ne faut jamais arrêter sa contraception sans avis médical.
Vous prenez une pilule contraceptive à base de désogestrel ? Depuis septembre 2026, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) adresse un courrier personnalisé aux femmes utilisant ce type de contraception. L'objectif est de les informer d'un risque rare mais identifié de méningiome, une tumeur généralement bénigne située entre le cerveau et le crâne.
Environ 1,6 million de femmes en France sont concernées par cette information. L'étude EPI-PHARE, menée conjointement par l'ANSM et la Caisse nationale de l'Assurance Maladie, a mis en évidence cette augmentation très faible du risque. Cependant, la grande majorité des utilisatrices ne développeront jamais de méningiome.
Dans cet article, JeSwitch vous explique en détail les recommandations officielles, les femmes les plus concernées, les symptômes à surveiller et les bonnes pratiques à adopter. Nous abordons également l'importance d'une mutuelle santé adaptée pour couvrir les consultations et examens liés à ce suivi.
Qu'est-ce que le désogestrel et pourquoi est-il surveillé ?
Le désogestrel est un progestatif de synthèse utilisé dans les pilules contraceptives dites « progestatives ». Contrairement aux pilules combinées (œstrogène + progestatif), ces pilules ne contiennent qu'un seul type d'hormone. Elles sont prescrites à de nombreuses femmes, notamment celles qui présentent des contre-indications aux œstrogènes.
Les pilules concernées par l'alerte
Plusieurs marques commerciales sont concernées par cette information de l'ANSM. Voici les principales pilules à base de désogestrel 75 microgrammes visées :
Nom commercial | Laboratoire | Statut |
|---|---|---|
Antigone® | Biogaran | Marque |
Elfasette® | Effik | Marque |
Optimizette® | Majorelle | Marque |
Désogestrel Biogaran | Biogaran | Générique |
Désogestrel Cristers | Cristers | Générique |
Désogestrel Sandoz | Sandoz | Générique |
Par ailleurs, l'ANSM étend ses recommandations par mesure de précaution aux pilules combinées contenant du désogestrel 150 microgrammes associé à l'éthinylestradiol, ainsi qu'à l'implant contraceptif Nexplanon® (étonogestrel, dérivé actif du désogestrel).

Qu'est-ce qu'un méningiome ?
Méningiome : tumeur généralement bénigne qui se développe dans les méninges, les membranes de tissu situées entre le cerveau et le crâne. La plupart des méningiomes ne sont pas cancéreux et progressent lentement. Toutefois, selon leur localisation, ils peuvent provoquer des symptômes neurologiques nécessitant une prise en charge médicale.
Quelles sont les femmes les plus concernées par ce risque ?
L'étude EPI-PHARE a permis de quantifier précisément ce risque. Les résultats montrent que l'augmentation du risque de méningiome reste très faible pour l'ensemble des utilisatrices. En revanche, certains profils présentent un risque légèrement supérieur.
Les facteurs de risque identifiés
Le risque augmente principalement dans trois situations :
Femmes de plus de 45 ans : l'âge constitue le premier facteur aggravant identifié par l'étude
Utilisation continue de plus de 5 ans : la durée prolongée du traitement augmente le risque de manière proportionnelle
Antécédents d'exposition à d'autres progestatifs : certaines molécules sont déjà associées au risque de méningiome (acétates de cyprotérone, nomégestrol, chlormadinone, médroxyprogestérone ou médrogestone)
Les chiffres clés du risque
Situation | Risque observé |
|---|---|
Toutes femmes exposées (quelle que soit la durée) | 1 cas pour 67 000 femmes |
Femmes exposées plus de 5 ans | 1 cas pour 17 000 femmes |
Après arrêt du traitement (1 an) | Risque revenu à la normale |
Conseil d'expert JeSwitch : Ces chiffres montrent un risque statistiquement très faible. À titre de comparaison, d'autres progestatifs comme l'acétate de cyprotérone (Androcur®) présentent un risque nettement plus élevé. Le désogestrel reste une contraception hormonale progestative de première intention selon la Haute Autorité de Santé (HAS).

Les recommandations officielles de l'ANSM en septembre 2026
L'ANSM a mis en place un dispositif d'information en plusieurs étapes depuis la publication de l'étude EPI-PHARE en décembre 2024. En septembre 2026, cette campagne franchit une nouvelle étape avec l'envoi de courriers personnalisés.
Chronologie des actions de l'ANSM
Décembre 2024 : publication de l'étude EPI-PHARE sur le lien entre désogestrel et méningiome
Mars 2025 : premières recommandations du Comité Scientifique Temporaire (CST) de l'ANSM
Juin 2025 : courrier d'information envoyé aux professionnels de santé prescripteurs
Juillet 2026 : l'Agence européenne des médicaments (EMA) recommande l'ajout du risque de méningiome dans les notices et le RCP
Août 2026 : courrier DHPC adressé aux professionnels de santé par les laboratoires
Septembre 2026 : envoi de courriers personnalisés à 1,6 million de femmes utilisant du désogestrel
Les 5 recommandations clés pour les patientes
L'ANSM formule des recommandations précises à l'attention des femmes concernées :
Ne jamais arrêter sa contraception sans avis médical : l'arrêt brutal expose à un risque de grossesse non désirée, ce qui représente un danger immédiat plus important que le risque très faible de méningiome
Pas de rendez-vous médical urgent nécessaire : il est conseillé d'aborder le sujet lors de la prochaine consultation de routine avec son médecin traitant, gynécologue ou sage-femme
Réévaluation annuelle de la contraception : chaque année, le professionnel de santé doit réévaluer la pertinence du traitement en fonction des besoins et de l'état de santé de la patiente
Vigilance accrue après 45 ans : passé cet âge, la pertinence du maintien du désogestrel doit être particulièrement réévaluée
Arrêt après la ménopause : le désogestrel ne doit plus être prescrit après la ménopause, car il n'est pas un traitement hormonal substitutif
Chez JeSwitch, courtier agréé ORIAS et indépendant depuis 2024, nous analysons quotidiennement plus de 300 offres d'assurance pour accompagner les Français dans leur choix de mutuelle santé, y compris pour couvrir les consultations spécialisées liées à ce type de suivi médical.
Quels symptômes doivent alerter ?
Même si le risque est très faible, il est important de connaître les signes d'alerte qui doivent amener à consulter un médecin ou une sage-femme par mesure de précaution. Voici les symptômes à surveiller :
Maux de tête persistants : des céphalées inhabituelles qui ne cèdent pas aux traitements classiques
Troubles visuels : vision floue, double vision ou perte partielle du champ visuel
Faiblesse musculaire : perte de force dans un bras ou une jambe
Troubles de l'équilibre ou du langage : difficultés à marcher droit ou à s'exprimer clairement
Perte de mémoire : oublis inhabituels et répétés
Épilepsie nouvelle ou aggravée : apparition de crises convulsives

Conseil d'expert JeSwitch : Si vous ressentez un ou plusieurs de ces symptômes, consultez votre médecin traitant dans les meilleurs délais. Il pourra, si nécessaire, vous orienter vers un spécialiste pour des examens complémentaires. Une mutuelle santé adaptée facilite la prise en charge de ces consultations et examens spécialisés.
Pourquoi une bonne mutuelle santé est essentielle pour ce suivi ?
Le suivi médical lié à la contraception et à la prévention du méningiome implique des consultations régulières et potentiellement des examens d'imagerie. Ces frais peuvent rapidement s'accumuler si votre complémentaire santé n'est pas adaptée.
Les postes de dépenses à anticiper
Type de soin | Tarif moyen | Base de remboursement Sécu | Reste à charge sans mutuelle |
|---|---|---|---|
Consultation gynécologue (secteur 2) | 60 à 90 € | 25 € (70 %) | 42 à 72 € |
IRM cérébrale | 250 à 400 € | 244,68 € (70 %) | 79 à 229 € |
Consultation neurologue (secteur 2) | 55 à 100 € | 46,70 € (70 %) | 22 à 67 € |
Consultation sage-femme | 25 à 35 € | 25 € (70 %) | 7 à 17 € |
Une mutuelle santé performante vous permet de réduire considérablement ces restes à charge. Chez JeSwitch, nous comparons plus de 3 200 contrats de mutuelles santé pour identifier les garanties les mieux adaptées à votre situation.
Ce que votre mutuelle doit couvrir
Pour un suivi optimal dans le cadre de la prévention du méningiome, vérifiez que votre contrat inclut :
Consultations spécialistes : remboursement des dépassements d'honoraires (secteur 2)
Imagerie médicale : prise en charge IRM et scanner sans reste à charge excessif
Pharmacie : remboursement optimal des médicaments, y compris les contraceptifs remboursés
Consultations sage-femme : couverture complète du suivi contraceptif
Pour vérifier si votre mutuelle couvre correctement ces postes, découvrez notre comparateur de mutuelles pharmacie qui détaille les niveaux de remboursement par poste de dépense.
Les questions à poser à votre médecin lors de votre prochaine consultation
Recevoir le courrier de l'ANSM peut légitimement susciter des interrogations. Voici les questions pertinentes à aborder avec votre professionnel de santé lors de votre prochaine visite :
Mon profil de risque : « Ai-je des facteurs de risque particuliers (âge, durée de prise, antécédents de progestatifs) ? »
Les alternatives contraceptives : « Existe-t-il une contraception mieux adaptée à ma situation actuelle ? »
La nécessité d'examens : « Dois-je réaliser une IRM de contrôle au vu de mon historique ? »
La poursuite du traitement : « Est-il pertinent de continuer le désogestrel dans mon cas ? »
Le suivi à mettre en place : « À quelle fréquence dois-je revenir pour réévaluer ma contraception ? »
Bon à savoir : La contraception au désogestrel reste une option de première intention selon la Haute Autorité de Santé. Ne vous alarmez pas outre mesure : parlez-en calmement avec votre médecin, qui saura adapter votre prise en charge. Si vous avez besoin d'une mutuelle santé avec un bon niveau de couverture en consultations spécialistes, comparez gratuitement les offres sur JeSwitch.

❓ Questions Fréquentes (FAQ)
Faut-il arrêter la pilule au désogestrel immédiatement ?
Non, il ne faut surtout pas arrêter sa contraception sans avis médical. L'arrêt brutal expose à un risque de grossesse non désirée. Abordez le sujet avec votre médecin, gynécologue ou sage-femme lors de votre prochaine consultation de routine. Ensemble, vous évaluerez la pertinence de poursuivre ou de changer de contraception.
Quel est le risque réel de développer un méningiome sous désogestrel ?
Le risque est très faible : l'étude EPI-PHARE estime 1 cas de méningiome pour 67 000 femmes exposées quelle que soit la durée d'utilisation. Ce chiffre monte à 1 cas pour 17 000 femmes exposées pendant plus de 5 ans. La très grande majorité des utilisatrices ne développeront pas de méningiome.
Le risque de méningiome persiste-t-il après l'arrêt du désogestrel ?
Non. Les données scientifiques démontrent que le risque supplémentaire de méningiome n'est plus observé un an après l'arrêt du traitement. Votre médecin pourra vous accompagner dans la transition vers une autre méthode contraceptive si nécessaire.
Quelles sont les femmes les plus à risque de méningiome sous désogestrel ?
Les femmes les plus concernées sont celles de plus de 45 ans, celles qui utilisent le désogestrel de manière continue depuis plus de 5 ans, et celles ayant des antécédents d'exposition à d'autres progestatifs associés au risque de méningiome (cyprotérone, nomégestrol, chlormadinone, médroxyprogestérone, médrogestone).
Ma mutuelle santé couvre-t-elle les examens de suivi liés au méningiome ?
La prise en charge dépend de votre contrat. Une IRM cérébrale peut coûter entre 250 et 400 euros, et les consultations de spécialistes en secteur 2 génèrent des dépassements d'honoraires. Comparez les mutuelles santé sur JeSwitch pour trouver un contrat couvrant l'imagerie médicale et les spécialistes sans reste à charge excessif.
Dois-je faire une IRM si je prends du désogestrel ?
L'ANSM ne recommande pas d'IRM systématique pour toutes les utilisatrices de désogestrel. En revanche, si vous présentez des symptômes d'alerte (maux de tête persistants, troubles visuels, faiblesse musculaire, etc.) ou si vous cumulez des facteurs de risque, votre médecin pourra prescrire cet examen. Parlez-en lors de votre prochaine consultation.

Points Clés à Retenir
Risque très faible : 1 cas de méningiome pour 67 000 femmes exposées au désogestrel
1,6 million de femmes reçoivent un courrier personnalisé de l'ANSM en septembre 2026
Ne jamais arrêter sa contraception sans avis médical (risque de grossesse non désirée)
Facteurs aggravants : âge supérieur à 45 ans, utilisation de plus de 5 ans, antécédents de progestatifs à risque
Risque réversible : le surrisque disparaît 1 an après l'arrêt du désogestrel
6 symptômes d'alerte : maux de tête persistants, troubles visuels, faiblesse musculaire, troubles de l'équilibre/langage, perte de mémoire, épilepsie
Mutuelle adaptée : vérifiez la couverture en consultations spécialistes et imagerie médicale
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À propos de cet article
Cet article a été rédigé par l'équipe éditoriale de JeSwitch.fr, comparateur d'assurance indépendant agréé ORIAS (n°24005946). Les informations présentées sont actualisées au 14 septembre 2026 et basées sur les publications officielles de l'ANSM, de l'étude EPI-PHARE et de la Haute Autorité de Santé. JeSwitch est un courtier en assurance : nous comparons les offres mais ne sommes pas assureur. Nous sommes rémunérés par commission en cas de souscription, sans surcoût pour vous. Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical personnalisé.
