L'Essentiel en 3 Phrases
En arrêt de travail pour maladie, vous percevez des indemnités journalières (IJ) égales à 50 % de votre salaire journalier de base, après un délai de carence de 3 jours. En 2026, ces IJ sont plafonnées à 42,97 € bruts par jour pour les arrêts prescrits à compter de juillet. Comme la Sécurité sociale ne couvre que la moitié de votre revenu, une bonne couverture complémentaire évite une perte financière brutale.
Votre médecin vient de vous prescrire un arrêt de travail ? La première question qui vient est souvent la même : combien vais-je toucher pendant cette période ? C'est une inquiétude légitime, car un arrêt maladie peut peser lourd sur votre budget.
Que vous soyez salarié, saisonnier, sans emploi ou en cumul emploi-retraite, l'Assurance Maladie peut vous verser des indemnités journalières. Mais ces IJ ne remplacent que la moitié de votre salaire, et seulement après un délai de carence de 3 jours.
Dans ce guide complet, vous découvrez les conditions d'ouverture des droits, le mode de calcul exact, les délais de versement, la fiscalité applicable et les démarches à suivre. Toutes les données proviennent des règles officielles de l'Assurance Maladie, actualisées pour 2026.
Bon à savoir : Chez JeSwitch, courtier indépendant agréé ORIAS (n°24005946), nous aidons les Français à anticiper ce type de coup dur. Une mutuelle santé adaptée ou un contrat de prévoyance complète utilement les indemnités versées par la Sécurité sociale.
Quelles conditions pour être indemnisé en cas de maladie ?
Pour percevoir des indemnités journalières, vous devez remplir des conditions de durée de travail ou de cotisation. Ces conditions changent selon la durée de votre arrêt.
Si votre arrêt de travail est inférieur à 6 mois
Vous devez justifier l'une de ces deux situations :
Avoir travaillé au moins 150 heures sur les 3 mois (ou 90 jours) qui précèdent l'arrêt. Par exemple, pour un arrêt débutant le 1er juillet 2026, vos droits sont ouverts si vous avez travaillé 150 heures entre le 1er avril 2026 et le 30 juin 2026.
Ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le Smic horaire au cours des 6 mois précédant l'arrêt. Pour un arrêt débutant le 1er juillet 2026, vos droits sont ouverts si, entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2026, votre rémunération a atteint au moins 12 494,65 € (1 015 × 12,31 €), sur la base du Smic horaire brut au 1er juillet 2026.
Si la durée de l'arrêt de travail est supérieure à 6 mois
Pour un arrêt de longue durée, les exigences sont renforcées. Vous devez remplir l'une de ces deux conditions :
Être affilié à l'Assurance Maladie depuis 12 mois à la date de l'arrêt et avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois (ou 365 jours) précédant l'arrêt. Par exemple, pour un arrêt débutant le 1er juillet 2026, vos droits sont ouverts si vous avez travaillé 600 heures entre le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2026.
Ou être affilié depuis 12 mois et avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2 030 fois le Smic horaire au cours des 12 mois précédant l'arrêt. Soit une rémunération d'au moins 24 989,30 € (2 030 × 12,31 €) entre le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2026, sur la base du Smic horaire brut au 1er juillet 2026.
Cas particulier : si vous êtes saisonnier
Vous exercez une profession à caractère saisonnier ou discontinu ? Si vous ne remplissez pas les conditions du cas général pour un arrêt inférieur à 6 mois, vous devez :
Avoir travaillé au moins 600 heures au cours des 12 mois (ou 365 jours) précédant l'arrêt. Par exemple, 600 heures entre le 1er juillet 2025 et le 30 juin 2026.
Ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2 030 fois le Smic horaire au cours des 12 mois précédant l'arrêt, soit au moins 24 989,30 € (2 030 × 12,31 €).
Si l'arrêt dépasse 6 mois, vous devez également être affilié à l'Assurance Maladie depuis 12 mois à la date de l'arrêt.
À noter : Vous pouvez bénéficier de 360 jours d'indemnités journalières sur une période maximale de 3 ans. En cas d'affection de longue durée (ALD), vous pouvez percevoir des IJ pendant 3 ans. Renseignez-vous auprès de votre caisse d'assurance maladie.

L'envoi de votre arrêt de travail
Avant tout, votre médecin doit avoir prescrit l'arrêt s'il estime que votre état de santé le nécessite. Deux situations peuvent ensuite se présenter selon le mode de prescription.
Votre médecin a établi la prescription en ligne
Une grande partie des données nécessaires à l'étude de votre dossier est transmise automatiquement à la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et au service médical.
Vous devez toutefois adresser obligatoirement à votre employeur l'exemplaire imprimé remis par le médecin, dans un délai de 48 heures suivant la date de l'arrêt. Ce délai reste identique quelle que soit la durée de l'arrêt prescrit.
À réception, votre employeur vous transmet une attestation de salaire qui servira au paiement des IJ. Si vous avez plusieurs employeurs, chacun doit établir une attestation de salaire.
Votre médecin a établi la prescription sur formulaire papier
Dans ce cas, vous devez obligatoirement :
Adresser les volets 1 et 2 du formulaire à votre caisse primaire d'assurance maladie.
Adresser le volet 3 du formulaire à votre employeur.
Vous avez 48 heures pour effectuer ces démarches, là encore quelle que soit la durée de l'arrêt. Votre employeur vous transmettra ensuite l'attestation de salaire ; en cas d'employeurs multiples, chacun établit la sienne.
Conseil d'expert JeSwitch : Depuis le 1er juillet 2025, l'utilisation d'un formulaire papier Cerfa sécurisé est obligatoire pour toute prescription d'arrêt sous format papier. La CPAM n'accepte plus les scans ou photocopies, détectés comme des faux. Vérifiez que votre arrêt comporte bien des parties surlignées en orange et un logo de l'Assurance Maladie de couleur argentée : ce sont deux des points d'authentification du nouveau formulaire.
Quel sera le montant de vos indemnités journalières ?
C'est la question centrale. Voici comment l'Assurance Maladie calcule précisément vos IJ en 2026.
Base de calcul
L'indemnité journalière est égale à 50 % de votre salaire journalier de base. Ce salaire de base correspond à la moyenne des salaires bruts des 3 derniers mois précédant l'arrêt (12 mois en cas d'activité saisonnière).
Par exemple : pour un salaire de 75 € par jour, votre indemnité sera de 37,50 € bruts par jour.
Votre salaire est pris en compte dans la limite de 1,4 fois le Smic mensuel, c'est-à-dire :
pour les arrêts débutant en juin 2026, dans la limite de 2 522,52 € bruts (sur la base du Smic en vigueur au 1er mai 2026) ;
pour les arrêts débutant à compter du 1er juillet 2026, dans la limite de 2 613,83 € bruts (sur la base du Smic en vigueur au 1er juin 2026).
Même si votre salaire dépasse ces montants, votre indemnité journalière ne pourra pas excéder les plafonds suivants :
Période de l'arrêt | Plafond mensuel du salaire pris en compte | Indemnité journalière maximale |
|---|---|---|
Arrêts prescrits en juin 2026 | 2 522,52 € bruts | 41,95 € bruts/jour |
Arrêts prescrits à compter de juillet 2026 | 2 613,83 € bruts | 42,97 € bruts/jour |
À noter : Votre entreprise est peut-être soumise à une convention collective de branche qui assure le maintien de votre salaire intégral ou partiel pendant l'arrêt. Elle peut aussi avoir conclu un accord interne prévoyant ce maintien, appelé subrogation. Renseignez-vous auprès du service qui gère la paie dans votre entreprise.

Versement des indemnités journalières
Les indemnités journalières maladie sont dues à compter du 4e jour d'arrêt de travail. Votre CPAM verse vos IJ après traitement de votre dossier, puis tous les 14 jours en moyenne. Les délais de traitement selon votre caisse et votre relevé de remboursement sont consultables dans votre compte ameli.
Le délai de carence de 3 jours
Pendant les 3 premiers jours de votre arrêt, aucune indemnité ne vous est versée : c'est le délai de carence. Il s'applique au début de chaque arrêt de travail.
Exceptions au délai de carence
Le délai de carence ne s'applique pas dans les cas suivants :
Vous bénéficiez d'une prolongation de votre arrêt, après une reprise d'activité de 48 heures maximum entre la fin de l'arrêt initial et le début de la prolongation.
Votre arrêt est dû à une affection de longue durée (ALD) : le délai de carence n'est alors retenu que pour le premier arrêt (valable sur une période de 3 ans).
Vous êtes en arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle.
Vous êtes en arrêt à la suite d'une interruption spontanée de grossesse (fausse couche).
À noter : Selon votre convention collective ou votre accord d'entreprise, il est possible que votre salaire soit maintenu même pendant les 3 jours de carence.

Qui vous versera vos indemnités journalières ?
C'est votre caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) qui verse vos IJ, sauf si votre entreprise prévoit le maintien de salaire. Dans ce cas, c'est votre employeur qui perçoit les IJ versées par la CPAM : c'est ce que l'on appelle la « subrogation ».
Salariés en Cesu et Pajemploi : démarches en cas d'arrêt
Que vous soyez payé avec le chèque emploi service universel (Cesu) ou le service Pajemploi, votre employeur déclare votre activité et votre rémunération. Vous disposez donc de droits à l'Assurance Maladie.
Pour bénéficier des IJ, vous devez :
Envoyer votre arrêt de travail (selon les modalités vues plus haut). Si vous avez plusieurs employeurs, transmettez une copie du volet 3 à chacun.
Envoyer à votre CPAM une attestation sur l'honneur indiquant obligatoirement le dernier jour de travail (DJT) chez tous vos employeurs, à l'aide du modèle d'attestation DJT à télécharger. Cette date est indispensable au versement des indemnités.
Sans emploi en arrêt maladie : vos indemnités journalières
Vous êtes sans emploi ? Des indemnités journalières peuvent vous être versées par l'Assurance Maladie pour compenser la perte de vos allocations chômage pendant l'arrêt. Vous les percevez au terme d'un délai de carence de 3 jours, si vous remplissez les conditions. Elles sont calculées à partir de votre dernier salaire et versées après traitement, puis tous les 14 jours en moyenne.
Important : À Mayotte, si vous êtes sans emploi, vous ne pouvez pas percevoir d'indemnités journalières en cas d'arrêt maladie.
Critères pour bénéficier des IJ maladie
Vous pouvez percevoir des IJ si vous êtes sans emploi et remplissez l'une de ces conditions :
vous percevez une allocation chômage ;
ou vous avez été indemnisé par l'assurance chômage au cours des 12 derniers mois, ou vous avez cessé votre activité salariée depuis moins de 12 mois.
Quelles démarches ?
Adressez à votre caisse d'assurance maladie les documents suivants :
votre certificat de travail et vos bulletins de salaire des 4 mois précédant l'interruption de travail ;
si votre activité n'est pas continue (activité saisonnière), vos bulletins de salaire sur les 12 mois précédant la fin de votre dernier contrat ;
si vous êtes (ou avez été dans les 12 derniers mois) indemnisé par France Travail (ex-Pôle emploi), l'avis d'admission à l'allocation chômage et la dernière attestation de versement.
Quel montant et quand ?
C'est le salaire de vos derniers mois travaillés qui détermine le montant de vos IJ, et non votre allocation chômage. Si vous avez cessé votre activité depuis moins d'un an sans bénéficier d'allocations, vos droits sont étudiés à partir de vos derniers salaires.
L'indemnité est égale à 50 % de votre salaire journalier de base, calculé sur la moyenne des salaires bruts des 3 mois précédant l'arrêt (ou des 12 mois pour une activité non continue). Les mêmes plafonds s'appliquent : 2 522,52 € bruts (juin 2026) ou 2 613,83 € bruts (à compter de juillet 2026), pour une IJ maximale de 41,95 € puis 42,97 € bruts par jour. Les IJ forfaitaires sont dues à compter du 4e jour d'arrêt.
À noter : L'indemnité journalière de l'Assurance Maladie n'est pas cumulable avec l'allocation chômage. Le versement de vos IJ entraîne donc l'interruption des versements de France Travail pendant votre arrêt, ce qui reporte d'autant de jours vos droits à l'allocation chômage.
Le délai de carence de 3 jours s'applique aussi, avec deux exceptions : lorsque la reprise d'activité entre deux prescriptions ne dépasse pas 48 heures, et lorsque vous êtes en ALD avec des arrêts en rapport (carence retenue uniquement pour le premier arrêt sur 3 ans).
Cumul emploi-retraite ou retraite progressive : vos indemnités journalières
Cumul emploi-retraite
Si vous êtes en cumul emploi-retraite — vous avez atteint l'âge légal de départ, vous percevez une pension de retraite de droit propre (hors réversion) et vous exercez parallèlement une activité — vous pouvez prétendre aux IJ maladie en cas d'arrêt.
Il vous suffit de justifier :
d'avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois civils (ou 90 jours) précédant l'arrêt ;
ou d'avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le Smic horaire au cours des 6 mois civils précédant l'arrêt.
Dans ce cas, la durée de versement des IJ est limitée à 60 jours pour toute la période de votre retraite.
Retraite progressive
Si vous êtes en retraite progressive, vous pouvez prétendre aux IJ maladie dans les conditions habituelles si :
votre arrêt de travail initial est prescrit après le 30 avril 2023 ;
ou vous étiez en arrêt avant le 1er mai 2023 et n'aviez pas atteint 60 jours d'indemnisation au 1er mai 2023.
Si vous ne remplissez pas l'une de ces deux conditions, vos IJ sont limitées à 60 jours.
Les indemnités journalières et l'impôt
Les indemnités journalières sont soumises aux prélèvements sociaux, comme les salaires :
0,5 % au titre de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) ;
6,2 % au titre de la contribution sociale généralisée (CSG).
Les IJ sont également soumises à l'impôt sur le revenu, sauf celles versées pour des arrêts en rapport avec une affection de longue durée exonérante.
Le prélèvement à la source est effectué directement sur vos IJ versées par l'Assurance Maladie, selon un taux calculé et transmis automatiquement par l'administration fiscale. Depuis votre compte ameli, vous pouvez vérifier le montant imposable de vos prestations, le taux appliqué et le montant retenu.
À noter : Conservez vos relevés d'indemnités journalières sans limitation de durée, comme vos bulletins de salaire. Ils valident également vos droits à la retraite.
Faux arrêts de travail achetés en ligne : de vrais risques
L'Assurance Maladie alerte sur les faux arrêts de travail. Un faux arrêt est un « arrêt de travail » obtenu contre de l'argent, et/ou sur un site internet ou un réseau social, et/ou sans consultation ni téléconsultation.
L'usage d'un arrêt frauduleux est illégal et passible de lourdes sanctions financières pour l'assuré :
remboursement intégral des indemnités journalières perçues à tort ;
pénalités financières pouvant aller jusqu'à 3 fois le montant du préjudice.
Des poursuites judiciaires peuvent être engagées pour faux, usage de faux et escroquerie, des délits passibles de 7 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende.
En 2024, l'Assurance Maladie a mené 20 000 actions contentieuses, dont plus de 8 400 procédures pénales et 7 000 pénalités financières. Lorsqu'un usage frauduleux est détecté par la CPAM, il est signalé à l'employeur.

Comment un arrêt de travail est-il prescrit ?
Un arrêt de travail est prescrit :
lorsqu'il est justifié par l'état de santé du patient ;
par un médecin (généraliste ou spécialiste), une sage-femme, un chirurgien-dentiste ou un infirmier en pratique avancée ;
lors d'une consultation ou, le cas échéant, d'une téléconsultation par vidéotransmission ;
de façon dématérialisée dans 8 cas sur 10, via un logiciel sécurisé du professionnel de santé ;
ou, lorsque c'est impossible autrement, en version papier sur le formulaire Cerfa sécurisé.
Quelques règles précises encadrent la téléconsultation :
un arrêt prescrit en téléconsultation ne peut pas dépasser 3 jours, sauf si le prescripteur est votre médecin traitant ou votre sage-femme référente ;
un questionnaire en ligne n'est pas une téléconsultation ;
les chirurgiens-dentistes ne font pas de téléconsultation.
Dans tous les cas, la prescription d'un arrêt de travail est un acte médical.
Pourquoi 50 % de votre salaire ne suffit pas toujours
Le principe est simple, mais ses conséquences le sont moins : la Sécurité sociale ne compense que la moitié de votre salaire de base, dans la limite d'environ 43 € bruts par jour. Pour un revenu confortable, l'écart peut représenter plusieurs centaines d'euros par mois.
Trois leviers existent pour combler ce manque à gagner :
La convention collective ou la subrogation de votre employeur, qui peut maintenir tout ou partie du salaire.
Un contrat de prévoyance, qui verse des indemnités complémentaires en cas d'arrêt prolongé.
Une mutuelle santé renforcée, utile notamment en cas d'hospitalisation liée à votre arrêt.
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❓ Questions Fréquentes (FAQ)
Quel est le montant des indemnités journalières en cas d'arrêt maladie en 2026 ?
L'indemnité journalière équivaut à 50 % de votre salaire journalier de base. En 2026, elle est plafonnée à 41,95 € bruts par jour pour les arrêts prescrits en juin, et à 42,97 € bruts par jour pour ceux prescrits à compter de juillet. Le calcul se fait sur la moyenne de vos salaires bruts des 3 derniers mois.
Quand commence le versement des indemnités journalières du salarié ?
Les indemnités journalières sont dues à compter du 4e jour d'arrêt de travail, après un délai de carence de 3 jours non indemnisés. La caisse primaire d'assurance maladie verse ensuite les IJ après traitement de votre dossier, puis tous les 14 jours en moyenne.
Le délai de carence s'applique-t-il toujours ?
Non. Le délai de carence de 3 jours ne s'applique pas en cas de prolongation après une reprise de 48 heures maximum, d'affection de longue durée (pour le premier arrêt sur 3 ans), d'accident du travail ou maladie professionnelle, ou d'interruption spontanée de grossesse. Une convention collective peut aussi maintenir votre salaire pendant la carence.
Les indemnités journalières sont-elles imposables ?
Oui. Les indemnités journalières sont soumises à la CSG (6,2 %) et à la CRDS (0,5 %), ainsi qu'à l'impôt sur le revenu via le prélèvement à la source. Seules les IJ versées pour un arrêt lié à une affection de longue durée exonérante échappent à l'impôt sur le revenu.
Un salarié sans emploi peut-il toucher des indemnités journalières ?
Oui, si vous percevez une allocation chômage, avez été indemnisé par l'assurance chômage dans les 12 derniers mois, ou avez cessé votre activité depuis moins de 12 mois. Le montant dépend de votre dernier salaire, pas de votre allocation. Attention : les IJ ne se cumulent pas avec l'allocation chômage.
Comment compléter ses indemnités journalières d'arrêt maladie ?
Vous pouvez compléter les IJ grâce au maintien de salaire prévu par votre convention collective, à un contrat de prévoyance, ou à une mutuelle santé renforcée en cas d'hospitalisation. Le comparateur JeSwitch analyse gratuitement plus de 3 200 contrats pour vous aider à identifier la meilleure protection selon votre situation.

Points Clés à Retenir
Montant des IJ : 50 % du salaire journalier de base, plafonné à 42,97 € bruts/jour (arrêts à compter de juillet 2026).
Délai de carence : 3 jours non indemnisés ; IJ dues à compter du 4e jour.
Conditions : 150 h sur 3 mois (arrêt court) ou 600 h sur 12 mois et 12 mois d'affiliation (arrêt long).
Versement : par la CPAM, tous les 14 jours en moyenne, sauf subrogation par l'employeur.
Fiscalité : IJ soumises à CSG, CRDS et impôt sur le revenu, sauf ALD exonérante.
Durée : 360 jours d'IJ sur 3 ans maximum (3 ans en cas d'ALD).
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À propos de cet article
Cet article a été rédigé par l'équipe éditoriale de JeSwitch.fr, comparateur d'assurance indépendant agréé ORIAS (n°24005946). Les informations présentées s'appuient sur les règles officielles de l'Assurance Maladie (ameli.fr) actualisées au 22/06/2026. JeSwitch est un courtier en assurance : nous comparons les offres mais ne sommes pas assureur, et n'avons aucun rôle dans le versement des indemnités journalières par la Sécurité sociale. Nous sommes rémunérés par commission en cas de souscription, sans surcoût pour vous.
