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Quelle part de gaz vert dans le réseau de gaz français ? L'IGRm expliqué (2026)

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La part de gaz vert dans le réseau français se mesure avec un indicateur précis : l'IGRm. En 2025, cette part variait de 0,3 % en Occitanie à 9,2 % en Bretagne selon les données régionales de NaTran et Teréga — un écart de 1 à 30 que la moyenne nationale masque complètement. Voici ce que révèlent vraiment les chiffres officiels, région par région et département par département.

L'essentiel à retenir

  • IGRm = part du gaz injecté dans le réseau qui est d'origine renouvelable (biométhane). C'est un pourcentage, pas un volume.

  • En 2025, l'IGRm moyen des régions allait de 0,3 % (Occitanie) à 9,2 % (Bretagne) — source : ODRÉ / NaTran / Teréga.

  • Au niveau national, le biométhane représentait environ 3,2 % de la consommation de gaz en 2024 — source : NaTran, Panorama du gaz renouvelable 2024.

  • Certains départements ruraux dépassent largement la moyenne : l'Orne atteint 33,7 % de gaz vert en moyenne sur 2025.

Note de lecture — un piège fréquent L'IGRm est une part (%), jamais un volume de biométhane. Deux erreurs à éviter absolument : (1) le confondre avec la production de gaz vert en TWh ; (2) faire une moyenne des pourcentages régionaux pour en déduire un chiffre national. Les régions n'injectent pas les mêmes volumes de gaz : une moyenne simple sur-pondère les petites régions rurales à fort IGRm. Le vrai taux national, pondéré par les volumes, est plus bas que la moyenne des régions. Nous distinguons donc clairement les deux dans cet article.

C'est quoi l'IGRm, la part de gaz vert dans le réseau ?

L'IGRm (Indicateur Gaz Renouvelable mensuel) mesure la part du gaz injecté dans le réseau qui provient de sources renouvelables — essentiellement du biométhane issu de la méthanisation. Concrètement, si l'IGRm d'une région vaut 9 %, cela signifie que 9 % du gaz entrant dans le réseau de cette région, ce mois-là, était du gaz vert et non du gaz fossile.

C'est un indicateur de mélange, pas de production. Le biométhane, une fois épuré, est injecté dans les mêmes canalisations que le gaz naturel et devient physiquement indiscernable. L'IGRm quantifie donc le degré de « verdissement » du gaz qui circule, pas le nombre de sites ni les GWh produits.

La donnée couvre 12 régions métropolitaines et non 13 : la Corse n'apparaît pas, tout simplement parce qu'elle n'est pas raccordée au réseau de gaz naturel continental. C'est un rappel utile : l'IGRm ne dit rien des territoires non desservis, où la question du gaz vert ne se pose même pas.

À retenir. IGRm = part renouvelable du gaz injecté (%). Il répond à la question « le gaz qui arrive dans mon réseau est-il vert ? », pas à « combien de biométhane produit-on ? ».

Quelle région injecte le plus de gaz vert en 2025 ?

En 2025, la Bretagne arrivait en tête avec un IGRm moyen de 9,2 %, devant les Pays de la Loire (8,5 %) et le Centre-Val de Loire (8,4 %) — source : ODRÉ, IGRm régional. À l'autre extrême, l'Occitanie (0,3 %) et la région PACA (0,4 %) ferment la marche, très loin derrière.

Le classement complet des IGRm moyens 2025 : Bretagne 9,2 % · Pays de la Loire 8,5 % · Centre-Val de Loire 8,4 % · Grand Est 6,1 % · Hauts-de-France 5,6 % · Bourgogne-Franche-Comté 5,3 % · Nouvelle-Aquitaine 4,1 % · Île-de-France 3,7 % · Normandie 3,4 % · Auvergne-Rhône-Alpes 3,1 % · PACA 0,4 % · Occitanie 0,3 %.

L'écart entre le premier et le dernier est d'un facteur 30. Cette géographie n'est pas celle de la population ni de la richesse : elle épouse celle de l'agriculture et de l'élevage. Les régions du Grand Ouest et du quart Nord-Est concentrent les exploitations agricoles qui alimentent les méthaniseurs, et c'est là — pas dans les grandes métropoles consommatrices — que le réseau se « verdit » le plus vite.

Le cas de l'Île-de-France est révélateur : avec 3,7 %, elle est sous la moyenne des régions leaders, non parce qu'elle produit peu de biométhane, mais parce qu'elle consomme énormément de gaz. Un IGRm bas peut cacher une production réelle importante, diluée dans un très gros volume. C'est exactement pourquoi il ne faut pas lire l'IGRm comme un palmarès de la production.

Le chiffre clé. 9,2 % : la part moyenne de gaz vert dans le réseau breton en 2025, soit 30 fois celle de l'Occitanie.

Le gaz qui arrive chez vous est-il vert ? La carte par département

À la maille départementale, les écarts sont encore plus spectaculaires : en moyenne sur 2025, l'Orne atteignait 33,7 % de gaz vert, suivie des Ardennes (31,4 %), de l'Aube (29,8 %) et du Cher (28,8 %) — source : ODRÉ, IGRm départemental. Autrement dit, dans certains départements ruraux, près d'un tiers du gaz injecté est déjà renouvelable.

Six départements dépassaient les 20 % en moyenne sur l'année, et 24 départements franchissaient les 10 %. À l'inverse, les zones très urbaines et industrielles restent en bas de tableau : Bouches-du-Rhône (0,30 %), Val-d'Oise (0,38 %), Alpes-Maritimes (0,40 %).

Cette carte inverse l'intuition habituelle : ce ne sont pas les territoires les plus peuplés ou les plus « énergétiques » qui affichent le plus de gaz vert, mais les campagnes d'élevage et de grandes cultures. Là où il y a beaucoup d'effluents agricoles et peu de consommation, le rapport biométhane/gaz total grimpe mécaniquement. Le gaz vert est d'abord une réalité rurale.

Notre analyse. Un IGRm départemental élevé ne veut pas dire que votre logement est chauffé au gaz vert : le biométhane est mélangé à l'échelle du réseau. Il indique que, statistiquement, une plus grande fraction du gaz local est renouvelable.

Pourquoi le gaz du réseau est-il plus vert en été qu'en hiver ?

Parce que l'IGRm est une part, il grimpe quand la consommation de gaz baisse : sur 2022-2025, l'IGRm moyen passait de 1,3 % en janvier à 6,5 % en août, soit environ 5 fois plus — source : ODRÉ, IGRm régional. Le biométhane est injecté de façon assez régulière toute l'année, tandis que la consommation de gaz s'effondre l'été (moins de chauffage). Résultat : la même quantité de gaz vert pèse une part bien plus grande dans un réseau peu sollicité.

Cette saisonnalité a une conséquence méthodologique décisive : les données 2026 disponibles ne couvrent que janvier et février, deux mois de plein hiver, donc structurellement les plus « gris » de l'année. Comparer ce début 2026 à une moyenne annuelle 2025 n'aurait aucun sens et laisserait croire à un recul du gaz vert qui n'existe pas. Toute lecture de l'IGRm doit tenir compte du mois — ou raisonner en moyenne sur 12 mois complets.

À retenir. L'IGRm mensuel monte l'été et descend l'hiver, à production de biométhane quasi constante. Ce n'est pas le gaz vert qui varie, c'est la consommation totale de gaz.

Quelle est la part de gaz vert au niveau national ?

Au niveau national, le biométhane représentait environ 3,2 % de la consommation de gaz en 2024, avec 11,6 TWh injectés — source : NaTran, Panorama du gaz renouvelable 2024. C'est cette valeur, pondérée par les volumes réels, qui fait référence — et non une moyenne des pourcentages régionaux.

La nuance est essentielle et c'est la principale source d'erreur sur ce sujet. Si l'on faisait la moyenne arithmétique des 12 IGRm régionaux de 2024, on obtiendrait près de 4 % — un chiffre plus élevé que la réalité nationale. Pourquoi ? Parce qu'une moyenne simple donne le même poids à la Bretagne (petit volume, fort IGRm) qu'à l'Île-de-France (gros volume, faible IGRm). Le vrai taux national, qui pèse chaque région par le gaz qu'elle injecte réellement, est tiré vers le bas par les grosses régions consommatrices. C'est pourquoi cet indicateur régional ne doit jamais servir à bricoler un « chiffre France ».

Pour situer la trajectoire : la loi énergie-climat du 9 novembre 2019 fixe un objectif de 8 % de gaz renouvelable dans les réseaux en 2028, et les scénarios de transition visent autour de 16 % à l'horizon 2030. Le gaz vert progresse vite, mais reste, à l'échelle nationale, une part encore minoritaire du gaz consommé.

Le chiffre clé. ~3,2 % : la part du biométhane dans la consommation de gaz française en 2024 (chiffre national pondéré, NaTran). Objectif légal : 8 % dans les réseaux en 2028.

Le gaz vert progresse-t-il vraiment vite ?

Oui : dans les régions leaders, l'IGRm a été multiplié par 5 à 7 en cinq ans. La Bretagne est passée de 1,9 % en 2020 à 9,2 % en 2025 — source : ODRÉ, IGRm régional. La dynamique est nette et régulière, portée par l'ouverture continue de nouveaux sites de méthanisation.

Cette montée en puissance explique pourquoi la question du gaz vert devient concrète pour les ménages : elle change progressivement le contenu carbone du gaz de chauffage, même si le prix payé, lui, dépend d'abord du marché et de votre contrat.

Attention toutefois à ne pas surinterpréter la pente : plus la base grandit, plus les pourcentages de croissance annuels se tassent mécaniquement. Passer de 2 % à 4 % (un doublement) est plus facile que de passer de 8 % à 16 %. La vraie question pour 2028-2030 n'est pas « le gaz vert augmente-t-il ? » — c'est acquis — mais « le rythme d'ajout de nouveaux sites suffira-t-il à tenir les objectifs ? ».

Notre analyse. La trajectoire régionale est solide, mais l'IGRm dépend autant du numérateur (biométhane injecté) que du dénominateur (gaz total). La baisse tendancielle de la consommation de gaz en France gonfle aussi, indirectement, la part de gaz vert.

Production réelle de biométhane en France, chiffres 2025 → article F5 « production biométhane france » — URL à confirmer sur le sitemap, placeholder tant que non publié]

Qui fixe le prix de l'énergie en France → https://jeswitch.fr/mutuelle-sante/actualites/qui-fixe-le-prix-de-l-energie-en-france]

Comparateur fournisseur gaz et électricité pour faire des économies → https://jeswitch.fr/mutuelle-sante/actualites/comparateur-fournisseur-gaz-et-electricite-pour-faire-des-economies]

Gaz ou électricité, quel chauffage moins cher → https://jeswitch.fr/mutuelle-sante/actualites/gaz-ou-electricite-quel-chauffage-moins-cher]

Changer de fournisseur d'électricité et de gaz en 2026 → https://jeswitch.fr/mutuelle-sante/actualites/changer-de-fournisseur-electricite-en-2026]

FAQ — Part de gaz vert dans le réseau

Qu'est-ce que l'IGRm ? L'IGRm (Indicateur Gaz Renouvelable mensuel) est la part, exprimée en pourcentage, du gaz injecté dans le réseau qui est d'origine renouvelable, essentiellement du biométhane. C'est une mesure de mélange, pas de production : un IGRm de 5 % signifie que 5 % du gaz entrant dans le réseau ce mois-là était du gaz vert. Il ne se confond ni avec le volume de biométhane produit ni avec le nombre de sites de méthanisation.

Quelle région a le plus de gaz vert dans son réseau ? En 2025, la Bretagne avait le plus fort IGRm moyen avec 9,2 %, devant les Pays de la Loire (8,5 %) et le Centre-Val de Loire (8,4 %). À l'opposé, l'Occitanie (0,3 %) et PACA (0,4 %) affichaient les parts les plus faibles. Cet écart de 1 à 30 s'explique par la géographie agricole : le biométhane est surtout produit dans les régions d'élevage et de grandes cultures.

Quelle est la part de gaz vert au niveau national en France ? En 2024, le biométhane représentait environ 3,2 % de la consommation nationale de gaz, avec 11,6 TWh injectés, selon NaTran (Panorama du gaz renouvelable 2024). Ce chiffre national, pondéré par les volumes, est plus fiable qu'une moyenne des pourcentages régionaux, qui sur-estime la réalité. La loi énergie-climat vise 8 % de gaz renouvelable dans les réseaux en 2028.

Le gaz que je reçois chez moi est-il vraiment vert ? Le biométhane est mélangé au gaz naturel dans les mêmes canalisations : physiquement, on ne peut pas distinguer le gaz vert du gaz fossile qui arrive à votre compteur. Un IGRm départemental élevé signifie simplement qu'une plus grande fraction du gaz local est renouvelable. Pour soutenir spécifiquement le gaz vert, il faut souscrire une offre de gaz « vert » ou « biométhane » auprès d'un fournisseur.

Conclusion

La part de gaz vert dans le réseau français progresse vite mais reste profondément inégale : de 0,3 % à 9,2 % selon les régions en 2025, jusqu'à un tiers du gaz dans certains départements ruraux comme l'Orne. Au niveau national, le biométhane pesait environ 3,2 % de la consommation en 2024, avec un objectif légal de 8 % dans les réseaux en 2028. Le bon réflexe : ne pas confondre la part (IGRm) avec le volume, ni la moyenne des régions avec le taux national. Et pour agir sur votre facture comme sur votre empreinte, comparer les offres de gaz — y compris les offres de gaz vert — reste le levier le plus direct.

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Sources officielles & vérification

Photo de Salah-eddine Mis à jour le 2 septembre 2026 — par Salah-eddine— Responsable éditorial & expert énergie

Les montants et règles cités sont issus des sites officiels ci-dessus. Aucune donnée n'est générée par IA ; les chiffres sont vérifiés à la date indiquée.